Une collision entre un TER et un minibus a été simulée à Villeneuve. Plus de 50 pompiers et de nombreux services ont participé à cet exercice grandeur nature.
À première vue, la scène avait tout d’un drame ferroviaire majeur. À Villeneuve, en Aveyron, un TER et un minibus se sont retrouvés au cœur d’un impressionnant dispositif de secours. Heureusement, il ne s’agissait que d’un exercice de sécurité civile destiné à préparer les services d’urgence à une situation exceptionnelle.
Pilotée par la préfecture de l’Aveyron, cette opération a mobilisé plus de 50 sapeurs-pompiers du SDIS ainsi que l’ensemble des acteurs susceptibles d’intervenir lors d’un accident impliquant un grand nombre de victimes.
Une collision fictive entre un TER et un minibus
Le scénario retenu reproduisait une collision sur un passage à niveau entre un train régional et un minibus. Les secours devaient faire face à une quarantaine de victimes, dans un contexte nécessitant une réponse rapide, coordonnée et structurée.
Au-delà de l’intervention de terrain, l’objectif était de tester les mécanismes de gestion de crise prévus par les autorités en cas d’événement majeur. Les équipes ont notamment travaillé la mise en œuvre des dispositifs ORSEC NOVI, consacré aux nombreuses victimes, et ACCIFER, dédié aux accidents ferroviaires.
Les procédures spécifiques à l’environnement ferroviaire ont également été passées au crible, tout comme les techniques de désincarcération lourde nécessaires pour extraire des victimes prisonnières de véhicules accidentés.
Une chaîne de secours déployée dans son intégralité
L’exercice a permis de reproduire l’ensemble de l’organisation qui serait activée lors d’une catastrophe réelle.
Sur le terrain, un Postede Commandement a été installé afin de coordonner les opérations. Les secours ont également mis en place un Point de Rassemblement des Victimes et un Centre d’Accueil des Impliqués destiné aux personnes concernées par l’accident mais non blessées.
Médecins, infirmiers, primo-intervenants et équipesspécialisées ont été engagés pour assurer la prise en charge des victimes. Leur suivi a été réalisé grâce au système SINUS, utilisé au niveau national pour identifier et tracer les personnes impliquées lors de situations d’urgence de grande ampleur.
Un travail collectif entre tous les acteurs de la crise
L’un des enjeux majeurs de cette journée consistait à éprouver la coordination entre les différents services appelés à travailler ensemble dans un contexte particulièrementcomplexe.
Aux côtés des sapeurs-pompiers de l’Aveyron, la Gendarmerie de l’Aveyron, le Samu, la Protection civile et la Croix-Rouge ont participé à cet entraînement. Les échanges entre les équipes de terrain, le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS), le Centre opérationnel départemental (COD) et le Poste de Commandement ont également été testés.