À la veille de leur dernier match de préparation à Lille, les joueurs de l’équipe de France ont choisi l’avion pour parcourir les 238 kilomètres depuis Paris. Leur entourage invoque des questions de logistique et de préparation. Le retour pourrait avoir lieu en car

Les Bleus sont arrivés à Lille ce dimanche matin, à la veille de leur dernier match amical de préparation avant de s’envoler vers les Etats-Unis et la Coupe du monde. Et pour ce périple de 238 kilomètres, les joueurs de l’équipe de France ont pris… l’avion. Un vol de 25 minutes au départ d’Orly avec, à la clé, un bilan carbone d’environ 137 kilos de CO2 par personne pour un aller simple, contre moins d’un kilo en TGV. Un choix d’autant plus étrange que les joueurs séjournent à l’Hôtel Casino Barrière, à deux pas des gares lilloises.
Ce n’est pas la première fois que les footballeurs français viennent à Lille par les airs et à chaque fois la polémique ressurgit. En octobre 2023, la Fédération française de football (FFF) avait pourtant semblé prendre conscience du problème. Dans son Plan d’engagement sociétal, la fédé envisageait d’obliger les joueurs à prendre le train plutôt que l’avion sur les trajets de moins de 3 heures.

« Des questions de logistique et de préparation »
Six mois plus tard, Philippe Diallo, le président de la FFF, avait déjà fait marche arrière. « Nous n’avons pas trouvé de formule optimum sur la base de ces deux éléments pour avoir, à la fois, des horaires permettant de respecter les rythmes des internationaux, dont la majeure partie joue en Ligue des champions et en Championnat, et garantir la sécurisation dans les déplacements pour cette séquence de mars », avait-il affirmé pour justifier que l’équipe se rendrait en avion à Lyon et Marseille.
Interrogé par RMC ce dimanche, l’entourage des Bleus invoque ainsi « des questions de logistique et de préparation » pour « écourter au maximum » les temps de trajet avant le départ pour la Coupe du monde, prévu le mercredi 10 juin. Mais l’équipe de France affirme tout de même prendre en compte la question environnementale. Selon nos confrères, un retour à Paris en car, lundi soir, ne serait pas écarté.

