Le 22 août 2025, la maman d’origine romano-hongroise a pourtant déposé plainte à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch, près de Toulouse, mais l’auteur présumé n’a jamais été convoqué à la gendarmerie. Elle témoigne, devant Actu Toulouse.
Il menaçait de se suicider
Au moment des viols présumés, Jérôme Barella vivait non loin de chez Audrey et sa fille Rosa. Au terme de longs mois de sévices, en 2025, la fillette finit par confier à sa mère ce qu’elle subit. Horrifiée, Audrey décide de déménager… Non sans essuyer les menaces de Jérôme Barella, confie-t-elle : « Il m’a dit qu’il se suiciderait si je ne le laissais pas voir ma fille. Il m’a menacée, ma fille a eu peur, elle ne voulait pas faire du mal à ses enfants. »

L’avocat d’Audrey, Me Pierre Debuisson, ajoute : « Il y a eu des manipulations très fortes de monsieur Barella qui a dit à la petite : si tu parles j’irai en prison et je me suiciderai. C’est une des raisons pour lesquelles elle a tardé avant de parler. »
La fillette a été entendue pendant des heures mais lui, jamais convoqué
Une fois la plainte déposée, Rosa a été entendue à de nombreuses reprises par les enquêteurs, « pendant des heures et des heures, pour montrer qu’elle ne mentait pas ». Des examens médico-légaux, conduits en urgence suite à la plainte, ont confirmé la présence de lésions compatibles avec un viol.

Mais la maman de Rosa n’a jamais obtenu de réponse à ses questions répétées, concernant l’avancement du dossier : « J’ai appelé tous les lundis matin, pendant que ma fille était chez le psychologue, que ce soit la gendarmerie de Fleurance, de Lectoure, d’Auch… Il [Jérôme Barella, N.D.L.R.] n’était pas entendu, pas convoqué. Moi j’ai été entendue deux fois. »
« Ça aurait pu être ma fille »
Les yeux brillants de colère, Audrey lâche :
La dernière fois que j’ai appelé ils m’ont dit que si je continuais à les harceler, ils porteraient plainte contre moi (…) Aujourd’hui, je me couche en sachant que si je n’avais pas déménagé, ça aurait pu être ma fille. Je n’ai pas de mot.
Pour la maman, c’est l’incompréhension : « La justice n’a pas fait son travail et je ne comprends pas comment on peut attendre un an pour qu’au final, quelqu’un meure. »
Elle dépose donc plainte contre l’État pour faute grave, contre les procureurs de Toulouse et Auch successivement chargés du dossier, contre les enquêteurs et enfin, contre le Garde des Sceaux Gérald Darmanin.