Ce qui devait être un acte de pure cruauté s’est transformé en vague d’amour incroyable !
Samedi soir, Isis et Social, deux chevaux de 6 ans, ont été sauvagement tagués, tandis qu’un troisième cheval a été retrouvé grièvement blessé dans un fossé. Un véritable choc pour leurs jeunes propriétaires Charlotte et Kelly.
« C’est fou, on n’en revient pas. » Deux jours après notre article et la publication de photos sur les réseaux sociaux, Charlotte n’en revient pas de cet élan de générosité et d’émotions suscité. « L’histoire a été reprise dans plein de journaux, j’ai été interviewée par la télé », explique la jeune femme de 21 ans propriétaire d’Isis, une belle jument de 6 ans qui a été recouverte de tags samedi soir. Tout comme celle de Social, hongre de 6 ans, son compère. Plus tôt dans la matinée, c’est l’autre cheval de son amie Kelly qui a été retrouvé dans le fossé de sa pâture, les membres postérieurs cassés, des plaies ouvertes. Une succession d’actes malveillants et volontaires.
Les chevaux mis en sécurité
Depuis, Isis et Social ont été placés en sécurité chez des amis, avec six autres chevaux. Loin des regards et de la route passante. « Ils vont bien, s’entendent bien avec les autres, même si on trouve que le regard de Social a changé », explique Charlotte. Les marques de peintures elles, se sont « très peu » estompées après le nettoyage. « Il a plu et va continuer de pleuvoir, on espère que ça va partir… » Quant à l’autre cheval grièvement blessé, l’opération s’est bien passée, il ne fait pas de fièvre ni d’infection, il mange. Ses jambes sont bandées, mais le temps de la guérison sera long. « Environ trois semaines de clinique puis trois mois de box », sans compter les éventuelles séquelles.
Élan de solidarité
Pour le soigner, Kelly et Charlotte ont lancé, dès dimanche, un appel aux dons via une cagnotte en ligne. Une bouteille à la mer. « En général, les cagnottes on sait que ça ne marche pas, on espérait peut-être avoir une centaine d’euros (sur les 8000 espérés, nécessaires pour le soigner) ». Ce mardi, à 16 heures, plus de 5800 euros avaient été versés par 82 donateurs. « On ne s’attendait pas du tout à ce que cela prenne une telle ampleur et en si peu de temps. »
Reçues par le maire de Wallers, Kelly et Charlotte devaient finalement déposer plainte dans les jours à venir. « C’est compliqué, il n’y a pas de témoin pour le moment », poursuit Charlotte. Au niveau local et national, de nombreuses associations de défense des animaux ont fait savoir qu’elles souhaitaient, en cas de poursuites judiciaires, se porter partie civile.



