« Les quatre enfants étaient réfugiés dans une chambre » : une mère de famille de 40 ans est morte poignardée par son conjoint

« Les quatre enfants étaient réfugiés dans une chambre » : une mère de famille de 40 ans est morte poignardée par son conjoint

 

Un drame effroyable qui glace le sang à Suèvres : une maman de 40 ans, qui s’apprêtait à quitter son conjoint, a été mortellement poignardée jeudi soir.

« Les enfants ont tout vu, et ils ont essayé de sauver leur maman », explique ce vendredi le maire de Suèvres, Frédéric Dejente à Ici Centre-Val de Loire (France 3). La veille, en pleine nuit, une mère de cinq enfants, dont quatre encore mineurs vivaient encore avec elle, a été mortellement poignardée par son conjoint de 50 ans qu’elle s’apprêtait à quitter.

La victime avait porté plainte pour violences contre son ex-compagnon en janvier, ce que l'on sait du féminicide près de Blois

Selon l’AFP, cette femme de 40 ans a été tuée à l’arme blanche à son domicile situé près de Blois, dans le Loir-et-Cher. C’est sa fille aînée, âgée de 16 ans, qui a donné l’alerte et contacté les gendarmes peu après minuit en indiquant que « son père avait porté plusieurs coups de couteau à sa mère dans la maison familiale » détaille le parquet.

Jalousie et alcool

« À l’arrivée des gendarmes, les quatre enfants mineurs du couple, âgés de 4 à 16 ans, se trouvaient à l’étage, réfugiés dans une chambre », a indiqué le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, dans un communiqué. La victime, aide-soignante de profession et grièvement blessée, est décédée à 1 h 38, malgré plusieurs tentatives de réanimation. Plusieurs plaies par arme blanche, dont certaines dans des zones vitales, ont été relevées.

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Une enquête a été ouverte pour assassinat. Le suspect, âgé de 50 ans, a été interpellé vers 3 h 45 à Blois par la police, en état d’ivresse. Placé en garde à vue, son état de santé a nécessité la levée de la mesure au bout de quelques heures. Une suspicion de pneumothorax a conduit à son hospitalisation. L’état du quinquagénaire est jugé stable et il est placé sous surveillance des gendarmes.

Selon les premiers éléments, les faits s’inscrivent dans un contexte de séparation et de « forte jalousie ». La victime « était sur le point de prendre possession d’un logement social avec ses enfants », selon le procureur. Elle avait évoqué des violences psychologiques, mais aussi des violences physiques ponctuelles. Une enquête pour violences au sein du couple était déjà en cours depuis février 2026, après un signalement de l’aide sociale à l’enfance. La victime avait elle-même déposé plainte le 28 janvier pour des faits de violences psychologiques, accompagnés d’un épisode de violence physique en novembre 2025.

Interrogées par France 3 Centre-Val de Loire, des amies de la victime évoquent un mari qui se serait montré « violent physiquement et moralement » dernièrement dans cette maison où « il y avait des cris tout le temps » . « Il était différent… Il avait la haine. Il était devenu méchant, aigri, bizarre », confie une collègue de la mère de famille qui avait confié sa peur.

Enfants placés

Les quatre enfants ont été placés provisoirement à l’aide sociale à l’enfance et pris en charge par une unité pédiatrique de l’hôpital de Blois. Une solution de placement familial est recherchée. L’auteur présumé sera de nouveau placé en garde à vue dès que son état de santé le permettra, avant l’ouverture probable d’une information judiciaire. « L’enquête devra déterminer précisément le déroulement des faits et leur contexte », conclut Stéphane Javet, qui précise qu’une autopsie sera réalisée vendredi en fin de journée.

Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre, le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11 % entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.