Disparition de Lyhanna : “On n’a pas les bons outils”, le coup de gueule choc de Dominique Rizet !

Disparition de Lyhanna : "On n’a pas les bons outils", le coup de gueule choc de Dominique Rizet !

Affaire Lyhanna : « On n’a pas les bons outils » – les inquiétudes exprimées par les experts

Disparition de Lyhanna: le suspect interpellé mis en examen pour  séquestration | 7sur7.be

Alors que l’enquête sur la disparition de Lyhanna, 11 ans, se poursuit dans le Gers, une autre question commence à émerger dans le débat public : les services d’enquête disposent-ils réellement de tous les moyens nécessaires pour prévenir ce type de drame ?

C’est l’interrogation soulevée ces derniers jours par plusieurs observateurs du monde judiciaire, dont le journaliste spécialiste police-justice Dominique Rizet.

Pour lui, l’affaire Lyhanna met en lumière certaines difficultés auxquelles sont confrontés les enquêteurs lorsqu’ils doivent suivre des individus déjà signalés dans différentes procédures.

Une émotion qui dépasse le cadre de l’enquête

Disparition de Lyhanna : enquête administrative sur le traitement d'une  plainte pour viols sur mineure visant le suspect, mis en examen

Depuis la disparition de la jeune collégienne, l’émotion est immense.

Les recherches mobilisent des centaines de gendarmes, des équipes cynophiles, des plongeurs, des drones et des spécialistes de l’investigation criminelle.

Parallèlement, les révélations concernant le parcours judiciaire du principal suspect alimentent de nombreuses interrogations.

Plusieurs procédures antérieures le concernant ont été évoquées publiquement, suscitant des questions sur la capacité des institutions à centraliser rapidement certaines informations et à évaluer les risques potentiels.

Le problème du partage d’informations

Disparition de Lyhanna : ces trois heures qui intéressent les enquêteurs

Selon plusieurs spécialistes interrogés dans les médias, les enquêteurs disposent aujourd’hui de nombreuses bases de données et de multiples procédures de signalement.

Cependant, ces outils ne permettent pas toujours une vision globale immédiate d’une situation complexe.

Certaines enquêtes peuvent être ouvertes dans différentes juridictions, traitées par plusieurs services ou suivre des calendriers distincts.

Résultat : des informations importantes peuvent parfois demeurer dispersées au sein du système judiciaire pendant plusieurs mois avant d’être regroupées dans un même dossier.

C’est précisément ce constat qui nourrit aujourd’hui le débat.

Des moyens importants, mais des limites persistantes

Disparition de Lyhanna: l'homme soupçonné de l'enlèvement était visé par  une plainte pour viols sur mineure - La Libre

Les professionnels de la sécurité rappellent toutefois que les services d’enquête disposent déjà de nombreux outils techniques.

Téléphonie, géolocalisation, vidéosurveillance, fichiers judiciaires, analyses ADN et expertises numériques permettent aujourd’hui de résoudre des affaires qui auraient été insolubles il y a quelques décennies.

Mais plusieurs experts soulignent que la technologie ne remplace pas toujours les ressources humaines.

Le traitement de milliers de signalements, de plaintes et de procédures nécessite du temps, des enquêteurs spécialisés et une coordination permanente entre les différents services.

Une enquête administrative en parallèle

Face aux interrogations soulevées par certaines procédures antérieures visant le principal suspect de l’affaire Lyhanna, les autorités judiciaires ont annoncé l’ouverture d’une mission destinée à examiner les conditions dans lesquelles ces dossiers ont été traités.

L’objectif est de déterminer si les procédures ont suivi leur cours normal ou si des difficultés particulières ont pu ralentir certaines investigations.

Les conclusions de cette analyse pourraient permettre de mieux comprendre les éventuelles limites rencontrées par les institutions dans ce type de dossier.

Retrouver Lyhanna reste la priorité

Malgré les débats sur les moyens de la justice et de la gendarmerie, les enquêteurs rappellent que leur priorité demeure inchangée.

Les recherches se poursuivent sur le terrain tandis que les expertises scientifiques continuent d’être menées sur plusieurs éléments découverts au cours des fouilles.

Les données téléphoniques, les vidéos de surveillance et les différents témoignages restent également au cœur des investigations.

L’homme de 41 ans mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure de moins de 15 ans demeure détenu dans le cadre de l’information judiciaire.

Un débat qui dépasse cette seule affaire

Au-delà du dossier Lyhanna, les propos de Dominique Rizet relancent une réflexion plus large sur les moyens accordés aux services d’enquête, à la justice et à la protection des mineurs.

Comment mieux détecter les situations à risque ?

Comment accélérer le traitement de certains signalements sensibles ?

Comment améliorer le partage d’informations entre les différents acteurs judiciaires ?

Autant de questions qui continueront probablement d’alimenter le débat dans les semaines à venir.

Mais pour la famille de Lyhanna, comme pour les enquêteurs mobilisés depuis le premier jour, l’essentiel reste le même :

obtenir des réponses et retrouver la jeune fille disparue.